Accord conclu sur le fonds social européen + pour 2021 2027

Jeudi 28 janvier dernier, le Parlement et le Conseil sont arrivés à un accord provisoire sur le Fonds social européen + pour la période 2021-2027. Un accord attendu et nécessaire au milieu d’une crise sanitaire et économique sans précédent.


Ainsi, le FSE + bénéficiera d’un montant de 87 995 milliards d’euros pour la prochaine programmation. Il devient l’instrument clé pour mettre en oeuvre les droits sociaux, pour supporter l’emploi et créer une société plus juste.


Le FSE, dans sa nouvelle formule FSE+, rassemble désormais le Fonds social européen (FSE), l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ), le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD), le programme pour l’emploi et l’innovation sociale (EaSI) et le programme de santé de l’UE.


Pour rappel, il vise à améliorer les conditions de vie, la santé et à une réduction des inégalités. Les actions mises en oeuvre dans le cadre du FSE sont nombreuses et variées. Ainsi, il développe des projets pour améliorer la cohésion tant économique, sociale que territoriale. Il contribue à l’inclusion sociale, à l’emploi, à la lutte contre la pauvreté et à l’éducation.


L’accord obtenu s’intègre parfaitement dans ces objectifs et met l’accent sur plusieurs points, notamment sur la jeunesse et la pauvreté.

  • Pour les Etats où le nombre d’enfants à haut risque de pauvreté dépasse la moyenne européenne, l’accord souhaite que 5% des ressources issues du FSE+ soient consacrés à des mesures visant l’accès égal des enfants à des soins de santé gratuits, à une éducation gratuite, à des services de garde d'enfants gratuits, à un logement décent et à une alimentation adéquate.


  • Un effort collectif de tous les États membres devra être fourni sur le chômage des jeunes : En effet, la crise du COVID-19 a entraîné une forte augmentation du taux de chômage chez les jeunes. Ainsi, dans les États où le nombre de jeunes sans emploi, sans formation et non étudiant est supérieur à la moyenne européenne, ce sont 12,5% des fonds qui devront être consacrés la lutte contre le chômage des jeunes. Les fonds seront ainsi utilisés pour favoriser l’enseignement, la formation professionnelle et faciliter l’accès au marché du travail.


  • L’accord négocié veut lutter contre la pauvreté extrême : 3% seront consacrés à ceux qui en ont le plus besoin. Ainsi, cette lutte passe par la mise en place d’une aide alimentaire et une assistance matérielle de base. Par ailleurs, il s’agit également de lutter contre la privation matérielle. On entend par là l’incapacité à payer les dépenses imprévues, un chauffage adéquat, des repas nutritifs et des biens durables.


  • Enfin, 25% des fonds seront alloués à l’inclusion sociale, notamment l’intégration socioéconomique des groupes désavantagés


Si la crise du COVID-19 n’a fait qu’aggraver la situation des personnes vulnérables ou précaires, cet accord se veut soutien de tous : les jeunes, les enfants, les travailleurs, les personnes sans emploi, les étudiants… Comme l’a indiqué Nicolas Schmit, Commissaire Européen à l’Emploi, aux affaires sociales et à l’insertion, notre énergie doit être déployée en faveur de l’inclusion sociale et cet accord est plus crucial que jamais au regard de la situation actuelle.


L’accord doit encore être approuvé formellement par le Parlement et le Conseil avant de pouvoir entrer en vigueur.


Source : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_21_225